León, Nicaragua

Bonjour à tous!

Nous voici maintenant rendus à León au Nicaragua! Mon dernier message date de La Libertad au Salvador.

Entre ces deux endroits, nous sommes passés par Playa El Sunzal à environ 15 minutes de bus de La Libertad. Quel endroit charmant. Nous y sommes restés plusieurs jours dans un hôtel familial tenu par une famille très accueuillante, le Rancho San Patricio. Des hamacs, une TV avec DVD, une piscine, la mer pas loin, des mangues, des papayes, des oranges et des limes disponibles à même les arbres de l’hôtel et du voisin. Il y a la mer pas trop loin, ok, mais assez difficile de s’y baigner. Les vagues sont beaucoup trop fortes, et durant cette période de l’année, le sable est complètement lessivé de la plage pour faire place à des gros cailloux.

Cynthia et moi avons essayé de nous baigner un peu. D’abord, c’était un exploit de pouvoir rester debout lorsqu’une vague (toujours géante) passait. Ensuite, il fallait affronter les roches emportées par le retour de vagues. Pieds et mollets maltraités.

Ensuite, nous avons fait route vers Sonsonate. Grosse ville polluée, sale, malodorante et avec bien trop de gens dans les roues. L’enfer. Nous nous sommes intallés dans cette ville pour pouvoir accéder au parc national Cerro Verde facilement. Nous sommes donc partis un matin assez tôt pour prendre le bus qui allait vers le parc. Au pied du volcan, car le Cerro Verde est un volcan, il fallait prendre un autre transport vers le sommet à 12 km de route. Après quelques minutes d’attente, un pick-up avec des travailleurs nous a embarqué pour « gratis ». Il allait vers San Blas, un camp à environ 2 km du sommet. Après quelques minutes de pick-up à nous faire venter et brasser dans la boîte, nous avons continué l’ascension à pieds. Deux longs km à monter dans une pente quand même assez abrupte. Joie, au loin on voit la porte d’entrée du parc. Déception, la porte est fermée et cadenassée. Pas moyen et pas question d’essayer de passer de l’autre côté. À gauche y a un ravin, à droite y a la montagne et tout est bien bloqué avec des barbelés. De toute facon, y a peut-être des gardes armés jusqu’aux dents de l’autre côté, y en a toujours partout de ces gens! Après une heure à poireauter au sommet, une automobile arrive!!! Ses occupants se butent aussi à la porte fermée. Pas question de manquer cette chance, nous redescendons avec eux, on se tapera certainement pas 12 km de descente… Surprise agréable, ils se dirrigent aussi vers Sonsonate. Ça nous a donc pris 15 min. au retour en voiture, comparativement à 1 h 30 pour aller en bus.

Ensuite, direction La Union pour y prendre le ferry vers le Nicaragua. Merde, depuis quelques années y a plus de ferry vers le Nicaragua. Pas grave, on est quand même pas loin des routes pour prendre le bus et la ville est quand même belle. De plus, les Japonais sont en train d’y construire un port géant à coups de plusieurs centaines de millions de dollars. 600 $ US je crois au total, un projet qui est supposé durer 6-7 ans. Y a une gentille dame qui nous emmène près des installations pour jeter un coup d’oeil. Ça a pas pris 10 minutes pour que 4-5 gardes armés jusqu’aux dents interviennent pour qu’on se pousse de là. La dame nous a dit qu’il n’y avait jamais de problème, qu’elle allait là souvent, mais que ça a l’air que les étrangers n’y sont pas les bienvenus. Enfin bon… C’est plutot drôle, puisqu’à chaque fois que nous sommes allés dans les banques, tous les locaux se font fouiller au complet, sous les vêtements, dans les sacs, le détecteur de métal, envoye donc! Mais nous, jeunes peaux blanches canadiennes, on passe toujours sans problème, les agents de sécurité nous font un beau sourire et nous laissent entrer sans même poser de question ni rien fouiller.

Direction Nicaragua.

Premier bus entre la Union et San Carlos, 1 h.

Deuxième bus entre San Carlos et la frontière entre El Salvador et Hondura à El Amatillo. La riviere El Guasaule, semble-t-il, fait office de frontière. 15 min. de bus.

Troisième bus, ou plutôt un « shuttle » (camion à 15 places) entre El Amatillo et El Guasaule (frontière entre le Honduras et le Nicaragua). La rivière El Guasaule, la même que tantôt faut croire, fait office de frontière. 2 h de camion.

Quatrième bus entre El Guasaule et León. Route complètement défoncée sur tout le trajet ou presque. Coeurs sensibles s’abstenir. En prime, un paysage magnifique avec d’énormes volcans. 3 h de bus.

Enfin, bienvenue a León, ville très dynamique du Nicaragua. On entend souvent dire que le Nicaragua est un pays très pauvre, eh bien ici ça paraît pas pantoute. La ville est très dynamique, une des plus propres que nous avons pu visiter en Amérique Centrale, y a beaucoup de beaux magasins… Bref, j’ai pas l’impression d’être dans un pays pauvre.

Je n’ai pas encore eu le temps de prendre des photos du Nicaragua, mais ça ne tardera pas. Pour l’instant, je vous offre d’autres photos, nouvelles, du reste du voyage!

Photos du El Salvador
Photos du Nicaragua

À la prochaine, amicalement,

FJ

  • maman

    Osa plaît beaucoup à Dief!

  • maman

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